L’EGLISE  DE  SAINT- GERMAIN D’ARCE

 

Avec mise à jour des dernières connaissances

 

 

 

      Débutons cette page sur l’église de Saint Germain par la légende locale très ancienne, situant l’emplacement actuel de cette église. Cet emplacement aurait été déterminé par la découverte à deux reprises de la statue de Saint Germain, « Transportée miraculeusement du Hameau de Saint Hippolyte, distant d’une demi-lieue ». Pour connaissance, à moins de deux kilomètres de distance était établi le Prieuré de St Hippolyte. L’un des derniers Prieurs Me Michel Auvray permit l’édification « à ses frais et dépens» de la Sacristie de l’église le 8 juillet 1748.

 

Autre sujet dont on ne sait s’il s’agit d’une réalité historique ou d’une légende avait été résumé par Julien Rémy Pesche historien (1780 – 1845) dans son dictionnaire historique en 1829 :

« Cette église qu’on croit avoir été construite sur les fondations de l’ancien château ».

 

Le sujet de son implantation est majeur pour nous, et nous y effectuons le maximum de recherches. L’exposé des résultats est présent en cette page et régulièrement mis à jour en fin de ce texte au chapitre sous le titre : ‘’MISE A JOUR DES CONNAISSANCES SUR L’EGLISE St GERMAIN’’

 

 

                                

                                          Cadastre 1848 AD 72 PC 287-077                         1791 - L’église vue depuis la Seigneurie – Coll. de l’auteur                               Extrait Cadastre gouv.         Actuel            

 

A - PARTIE MOYENAGEUSE

Pour la partie la plus ancienne de cet édifice probablement d’origine moyenâgeuse, nous avons estimé pour dimensions intérieures : une longueur de nef de 14,35 mètres pour une largeur de 9 m, soit une surface intérieure de 130 m2 environ. Seule partie de mur maintenu ou refait à la même implantation est situé sur le Côté Nord, entre le contrefort central et le contrefort où est adossée la 7e Chapelle, soit sur 3,50 mètres.

La taille modeste de cette première église est égale à trois travées. Elle était néanmoins de taille équivalente à celle des paroisses de même importance.

Les temps de conflits de cette époque, alternant avec les temps de paix, eurent des conséquences néfastes sur la population civile et de ce fait sur le développement même du village.

 

Pour l’église de St Germain :

Trace possible des Guerres de religion, les appuis des différentes baies existantes pourraient avoir été rehaussés (grossièrement) pour la défense de l’édifice. (Siège du château du Lude 1562 et 1563)

 

Ces travaux conséquents allaient être possibles fin 15e siècle et le seront encore aux 16e et 17e siècles, grâce aux puissants seigneurs locaux qui, génération après génération,  permirent ces réalisations importantes au fil des siècles.

 

 

B - PARTIES FIN 15e SIECLE

Les spécialistes en architecture s’accordent pour dater les premiers grands travaux d’agrandissement pour la fin du 15e siècle. Cette période prospère en constructions diverses, tournait le dos à une longue période de destructions dues à la guerre de 100 ans !

Il s’agissait en un premier temps de prolonger la nef côté Ouest sur une longueur intérieure de 9 mètres, soit 2 travées. La largeur de la nef se maintenait quant à elle à 8,85 mètres environ. La longueur de la nef est depuis lors de 23,35 mètres, portant ainsi la surface intérieure totale de la nef à environ* 210 mètres carrés (hors cœur et chapelles du 16 et 17e siècle).

Nota *La largeur intérieure de l’édifice variant de 8,85 m à la 1ère travée à 9,97 m au niveau de la Chaire.

 

CLOCHER – PORCHE. En poursuite des travaux d’extensions de la nef, la construction du clocher et de sa porte de style Renaissance sont réalisés. L’entrée avec voute à croisée d’ogives a une surface intérieure carrée de 11 m2 pour 3,30 mètres de côté environ. Cette porte d’entrée ornementale en arc et pinacle a pour largeur, côté extérieur 1,47 mètre et intérieur 1,68 mètre. Et la largeur de la porte pour accès à la nef a quant à elle 2,28 mètres de largeur, dans le mur de 1 m 20 d’épaisseur du clocher.

Faisait face à cette dernière, une porte aujourd’hui murée, probablement une porte des morts, avait été créée vers le cimetière voisin.

 

AVIS DE RECHERCHE

La photo ci contre est probablement  LA PREMIERE PIERRE de CLOCHER, liée à la construction du XVe siècle.

Cette pierre de 30 à 40 centimètres de diamètre porte les lettres D et S, initiales entrelacées des « DE SAVONNIERES ».

Cette pierre placée de façon visible, mais par ignorance en position couchée, est située sur le côté Est du clocher, non loin de la pierre du crieur. 

Invisible aujourd’hui, souhaitons tous que la cause ne soit que le recouvrement d’un enduit.

Reste pour preuve cette photo numérique prise en 2010, avec remise en position de lecture par une rotation à 90°

 

 

         Photo prise par les auteurs du site en 2010.

 

 

C - PARTIES DU 16e SIECLE

Cette deuxième tranche importante de travaux d’agrandissement, concerne tout d’abord le chœur de l’église en repoussant de plus de 8 mètres le mur oriental. La surface intérieure nouvelle consacrée à cet agrandissement est de plus de 56 m2.

2 & 3 - Autre partie importante dans ce même siècle, la construction au Sud (à droite de la nef centrale) des chapelles 2 & 3 en un premier temps. Confirmé en cela par un second contrefort d’angle toujours présent entre la 3e et 4e chapelle.

La chapelle 2 dédiée à St Joseph est d’une surface intérieure de 18,80 m2 et la chapelle 3 voisine est d’une surface de 20,40 m2.

4 - Fut ensuite bâtie la chapelle marquée 4 sur le plan ci-contre, d’une surface de 16 m2 allant jusqu’en limite Ouest de ce que fut la nef de l’église moyenâgeuse (A).

1 - La chapelle seigneuriale voutée (1), adossée au chœur de l’église est dédiée à St Julien. Ornée d’une fresque polychrome : La vierge à l’enfant et anges musiciens. C’est en ce lieu que décéda le dernier seigneur M. Louis François Le Vacher le 13 février 1803 à 5 h 30 du matin.

Nota. A la gauche de la vierge, possible représentation du clocher de St Germain avant d’être foudroyé le 11 février 1613 !

 

PARTIES DU 17e SIECLE

5 - La chapelle des Fonts baptismaux, de dimensions modestes 1,37 m de profondeur pour une largeur de 3,60 m, a une surface de 5 m2 env. L’implantation nouvelle des Fonts baptismaux en la ‘’chapelle basse’’ (du bas de l’église) est notée aux Archives au 18 mars 1645. Réf. A.D 72 Reg. B.1609-1692.

Deux petites baies réalisées lors de la construction ayant été murées, remplacées par une baie unique à 3 m 50 du sol.

 

6 & 7 - Les chapelles côté Nord (à la gauche de la nef) sont réalisées en symétrie avec les chapelles du 16e siècle du bas côté opposé.

La chapelle 6  au plus proche du chœur, est dédiée à la Vierge Marie. Elle a une surface de 18,80 m2.

            La chapelle 7, accessible également depuis l’extérieur par une porte sous auvent, a une surface de 22,20 m2.

N.B :   Lire en fin de page à ‘’ MISE à JOUR des CONNAISSANCES’’, les derniers acquis au sujet des Chapelles !

LES RETABLES DU 17e et 18e SIECLE

·                 Le retable principal dédié à St Germain, au chœur de l’église est précisé être du 17e siècle.

Cette réalisation imposante laissait une place arrière trop exigüe pour rangement (0,80 m). Profitant de la baie axiale, il fut aménagé entre deux contreforts une (première) sacristie à minima au dos du retable. Le sol y est partiellement recouvert en tomettes carrées de 11,5 cm.

·                 Le retable de St Joseph situé à droite de la nef est daté 1726

·                 Le retable de la Vierge Marie situé à gauche de la nef est daté 1791 (P.Defay)

 

Réalisation des auteurs du site sur la base du plan de R.Triger A.D 72

 

 

 

 

 

 

 1613    LE  FEU  DU  CIEL ! Le 11 février 1613 « le feu du ciel est tombé sur le clocher et y a fait grand dommage. A été refait et rendu le 24 septembre ».  A.D 72 1 Mi 957 R1

   Cette page est à associer à celle du Baptême de Marie en 1597

 

  8 - PARTIES DU 19e SIECLE

La réalisation de la sacristie dernière extension de l’église Saint Germain. AD 72 BMS 1739-1755 Vue 119/196

POSE DE LA PREMIERE PIERRE DE LA SACRISTIE. 

« Le huitième jour de juillet mil sept cens quarante et huict, sur les huict heures du soir, en présence de Dame Victoire Deberziau veuve Messire Joseph Alexis Le Vachez de la chaize, vivant Seigneur Fondateur de cette église de St Germain d’Arcé où fut posée la première pierre de la nouvelle Sacristie, derrière la chapelle de la Sainte Vierge, au nord. Par Demoiselle Victoire le Vachez de la chaise, pour et au nom de Dame Jeanne Anne Douineau, épouse de Messire Joseph Hercule le Vachez de la chaize, Seigneur actuel et fondateur de cette dite église de St Germain. Laquelle Sacristie se fait et est édifiée par les soins et pour la plus grande partie, aux frais et dépents de Messire Michel Auvray prieur de St Hyppolite et curé du dit St Germain, furent présents outre les sus dénommez, Messires Paul Chauchon Prestre abbé commendataire de l’Abbéye de Vaas au Maine, Chevalier de l’ordre de St Lazâre et cy devant  Aumônier de Monseigneur le Duc d’Orléans premier prince du sang et Pierre Coubard prestre vicaire en la dite paroisse ».

 

 

BLASON, CROIX DE CONSECRATION ET LITRE FUNERAIRE

 

            La découverte a été faite en Juin 2013 par Mme Toulier Conservateur en Chef du Patrimoine Région des Pays de Loire.

            Nous sommes très heureux d’avoir pu vivre, par échange de correspondance, cette découverte faite au cœur de l’église paroissiale. Hors de vue des habitants, croyants et visiteurs, ce lieu se situe derrière le retable principal de l’église. En ce réduit fermé par des portes, un important témoignage du passé de la paroisse est, malgré les affres du temps, encore présent.

            Depuis donc plus de 450 ans, une partie de la litre funéraire, une Croix de Consécration de l’Eglise et un blason de la famille de Saint Germain étaient présents. En l’état présent, seul l’œil expert pouvait distinguer l’importance des pièces, qui ont échappé aux différents traitements des murs, peintures et restauration.

 

LE BLASON :

« De gueule à trois fleurs de lys d’argent posées 2 et 1 » est le blason des Saint Germain.

« Sa présence en ce lieu est donc antérieure à l’année 1561 ». C.T.

Cette date étant celle du passage de la Seigneurie des Saint Germain à celle des De Savonnière, par le mariage de Charlotte de Saint Germain (dernière descendante du nom) avec Antoine de Savonnière.

NB. Se reporter plus avant sur ce site, à l’arbre généalogique des Seigneurs de St Germain

 

 

LA CROIX DE CONSECRATION :

Représentée à l'intérieur de cercles concentriques, elle est à quatre branches pattées.

« Lorsqu’on consacre une église, la liturgie commence par des ablutions d'eau dans l'église.

Issus de la tradition ancienne, cette forme est aussi celle du baptême chrétien avec l'eau baptismale.

Fait suite à ces ablutions des onctions d'huile sainte avec le saint chrême.

La consécration de l'église s'achève par l'eucharistie »

 

 
   

 

LA LITRE :

Elle participe au ’’décorum’’ funéraire, par une large bande en peinture noire, à plus de deux mètres de hauteur à l’intérieur de l’édifice (et en extérieur parfois) à l’occasion du décès d’un Seigneur. Cette bande noire simulant des draperies, était ornée au lieu découvert par le blason du Seigneur de St Germain. Le dernier seigneur décédé porteur du nom était René de St Germain, né en fin du XVème siècle et « tué à Blois » comme en rapporte les notes historiques. La litre funéraire simule des draperies et fait partie du décor de cette époque.

N.B  La litre était conservée environ une année, puis elle était très souvent effacée par un badigeon.

 

 

 

 

LE TOUR EXTERIEUR DE L’EGLISE

 

A partir de ce magnifique porche du clocher, dirigeons nous vers l’impasse de droite, qui était encore au début du XIXe siècle ‘’le chemin de l’église’’

Au passage devant cette façade Ouest (au couchant) constatons que seule cette baie Majeure fut crée lors de l’agrandissement de l’église au 15e siècle.

Les églises avec clocher-porche font exception. Pour ce clocher de St Germain retenons la disposition choisie par les bâtisseurs pour l’incorporation de l’escalier d’accès et remarquons aussi la position du contrefort d’angle du clocher.

Ce début de la façade sud, correspondant à la première travée de l’église, avec l’ancienne porte (des morts) aujourd’hui murée, attenante au cimetière. Non loin, un graffiti de 1582… ou 1583, l’année de décès de Charlotte de St Germain !

 

                           

         Au niveau de la 1ère et 2ème Travée                                    Un "Graffiti" de 1582ou 83

 

 

               

Quatre Chapelles du bas côté Sud                                         Contrefort d’angle !

 

A quelques pas, nous voici devant l’enchaînement des chapelles, quelques remarques sur les différentes étapes probables de leur construction : La première (la moins avançante) est celle des Fonts baptismaux, son implantation est probablement postérieure au contrefort (central) qui avait pour rôle l’appareillage du mur de construction des deux premières travées du 15e.

Pour les trois autres chapelles, les deux extérieures ‘’en pignon’’ quoique semblables, n’ont pu être construites ensembles. En effet, deux contreforts d’angle (45°) ‘’encadraient’’ la chapelle centrale et la chapelle St Joseph de droite. L’enduit de la chapelle restante est aujourd’hui « décollé » du contrefort où la maçonnerie était appuyée, soit de second œuvre.

 

 

                      

                                                                                                                      Partie Sud-est           (Photos Patrimoine Pays de la Loire)              Façade Nord

 

              Avec cette partie Sud-est, au-delà du second contrefort très massif de l’angle, nous abordons l’agrandissement de l’église au (début) XVIe siècle. Cette partie de l’église a été érigée avec hauteur de toit différente et avec les murs majoritairement en tuffeau. Visible au centre de la photo de gauche, la chapelle seigneuriale avec sa petite baie haute et sa porte d’accès, semble être de même époque. A noter qu’en axe du pignon Est, entre les deux contreforts, après enlèvement de la baie et du mur inférieur, fut aménagé une première sacristie de taille réduite.

              Contournant le pignon Est, sur la première partie de la façade Nord, s’élève la construction la plus récente, il s’agit de la sacristie XIXe dont la pose de la première pierre eut lieu le 8 juillet 1848 par Victoire Marie Le Vacher. La porte à fronton, fut aussi l’entrée de la mairie républicaine (Voir le dossier s’y rapportant sur ce site).

              La partie suivante de l’édifice est le bas-côté Nord, Avec ses deux travées assez symétriques (intérieurement) à celles du bas-côté Sud.

L’extérieur, par son toit unique à pan ou croupe, est quant à lui en accord avec son époque (XVIIe). A noter, la porte en cintre sous auvent avec pour conséquence une petite baie murée.

              En poursuite, la longueur du mur restante correspond à la troisième puis la deuxième travée intérieure de l’église. La première moitié de ce mur pourrait être de l’époque moyenâgeuse de l’église, mais a dû subir pour partie, les travaux d’agrandissement et de modifications des deux autres travées aux XVème et XVIème siècle.   

Nous voici de retour après ce tour de l’église, devant ce porche-clocher du XVe siècle qui mériterait à lui seul un chapitre majeur. Sa porte en anse de panier portant trois accolades, est contemporaine à bien des portes Renaissance, comme celle de l’Eglise St Jacques d’Illiers ou celle de l’Abbaye de Fontevraud.

              A gauche de la porte, portant appui sur le contrefort, ce petit édifice de deux marches que l’on appelait « La Pierre du crieur ». Au sortir de l’église, surplombant les fidèles, le bedeau portait à la connaissance de tous, les informations sur les événements de la paroisse.

 

Contemporains des grands travaux de l’église, ils laissèrent leur trace.

 

1536 : Au Registre, il est relaté « que Claude le Vacher avoit une dévotion particulière pour l’église paroissiale du lieu de Saint Germain d’Arcé, sur lequel sa seigneurie de la Cheze étoit située; et pour engager les fidèles à la réparation  et la décoration de cette église, il obtint un Bref datté de Saint Rambert, diocèze de Lyon, le 19 mai 1536. et scellé des Sceaux des cardinaux de Tournon, le Veneur, de Givry, du Bellay et de Lorraine, portant une concession de cent jours d’indulgences à tous ceux qui après s’être confessé, y viendroient faire leurs prières aux fêtes de Noêl, de la Toussaints, de l’Assomption, du patron, de la dédicace, et qui contribueroient de leurs dons à son entretien. A la tête du bref, on a peint dans le tems du bref même les armes de Claude le Vacher, c’est-à-dire trois têtes de vaches de gueules, posées de front deux sur une, en champs d’or : L’écu écartelé d’azur, à deux lions d’or affrontés. Ces dernières armes sont sans doute celles d’Olive Scolin sa femme, qui vivoient encore le 27 juillet 1542 ».

Nota. Le ‘’Bref’’ est un acte administratif, sans préface ni préambule, mentionnant simplement ce qui est accordé !

En 1666, lors de la recherche de noblesse par son frère Urbain le Vacher (abbé de la Chaise, conseiller et aumônier du Roi), fort désireux de conserver sa qualité d’écuyer, étant l’ainé,  justifiât la possession du titre depuis l’an 1507 (par son trisaïeul). 

 

Simples paysans, ils furent ensevelis dans l’église.

 

Marie Bourdillau veuve Souchu, le 29 juin 1651 en bas de l’église Art.391

Jean Bourdillau métayer de Cherray le 17 avril 1686. AD 72 B.M.S Art. 210/224

Marie Pontonnier épouse veuve d’Alexandre Bourdillau le 25 septembre 1687

Urbain Bourgoin des Bourdillaux le 27 Avril 1689

Françoise Pasquier veuve de Jean Bourdillau le 9 février 1690

 

Rappel des bienfaiteurs, au cœur de l’église.

 

1621 –o- Un panneau d’inscriptions funéraires anciennes situé dans le cœur de l’église.

Côté gauche du Chœur, côté sacristie, en marbre noir, daté de 1621.

 « Cy gisent les corps de Messire Charles de Savonnières, vivant chevalier de l’ordre du Roy, Gentilhomme ordinaire de sa chambre, lieutenant de cinquante hommes d’armes des ordonnances de sa majesté Seigneur de la Troche Sainct Germain et les Hayes qui trépassa le XIIe jour de Fébvrier mil VIc VI  (Décédé à Paris en 1606 à l’âge de 43 ans)

& de Dame Gabrielle le Gay son épouse décédée le XIXe jour d’octobre Mil ML XXI (19 octobre 1621)

Pries Dieu sil vous plaist pour le repos de leurs âmes »  

 

1740 –o- Panneau placé en partie supérieure du précédemment cité.

Côté gauche du chœur. Gravé dans la pierre du mur.

1740 Sacrarium construxit  (sanctuaire construit) Mel Auvrai Retor Cui Successeeum (Me Michel Auvray 1723-1772) Curé, Prieur de St Hippolyte 

Pus Courbard 1756 (Me Pierre Coubard 1728–1762)  Prêtre Vicaire Ines Fautras (1762 ?) (Me Jean Fautras Curé, Prieur de St Hippolyte 1765-1781)

Rus Deruzé 1820 (Me René de Ruzé Chevalier, Curé le 10 janvier 1782)

 

1803 –o- Un panneau d’inscriptions funéraires, situé dans le chœur de l’église.

A droite, côté chapelle seigneuriale, daté de 1803.

Ici reposent en attendant la résurrection :

« Dame Victoire Le Vacher de la Chaise Comtesse Duboberil et Messire François Le Vacher de la Chaise, son frère mort en cette église le 13 février 1803.

Priez pour eux et imitez leurs vertus ».

 

 

 

MISE A JOUR DES DERNIERES CONNAISSANCES SUR L’EGLISE SAINT GERMAIN

 

Certitudes sur le lieu de quatre chapelles :

Saint Julien pour la chapelle seigneuriale (1)

Saint Joseph pour la chapelle bas côté sud (2)

Chapelle des Fonts baptismaux (5) Réf. A.D 72 Reg. B.1609-1692

Vierge Marie pour la chapelle du bas côté nord (6)

 

Incertitudes sur le lieu de trois chapelles :

Sainte Catherine (Réf. Relevé d’acte de sépulture. Annexé à notre page Baptême 1597)

Sainte Barbe (Réf. Curés et vicaires M. Perraulx 1626)

Saint Jean (Réf. Curés et vicaires L.Boutet 1784)

 

 

            Visite de St Germain en juin 2012

L’ORIENTATION DE L’EGLISE SAINT GERMAIN  

            Les églises sont le plus souvent orientées à l’Est (90°), celle de Saint Germain est orientée vers l’Est Nord Est, à 62° environ**.

            Deux moyens furent utilisés pour l’obtention de cette orientation : Cartesfrance.fr/satellite et Cadastregouv.fr.       

            La recherche de l’orientation à l’intérieur de l’église ne fut pas satisfaisante avec nos moyens utilisés. Pour cause, la courbure importante concernant les trois premières travées en partant du bas de la nef et la différence de largeur de nef comme celle au niveau de la chaire de près d’un mètre.

            Face à l’église, à l’Ouest Sud Ouest, une partie ancienne du corps de bâtiment de la Seigneurie est toujours existant, il est orienté à 50° environ. Il s’agit du dernier maillon de ce que fut cet ancien domaine seigneurial.  

Nota**« Des circonstances particulières, comme par exemple la situation du terrain, ont provoqué quelquefois des exceptions ». (Source guidecasa.com/)

            « En d’autres lieux, cette différence fut en raison d’un accident de terrain ou… d’un raccordement de sa construction ». (Source Wikipédia).

 

 

 

PRESENCE D’UNE LITRE*  SUR LE POURTOUR DES MURS EXTERIEURS DE L’EGLISE

 

Ce qui n’était qu’une impression en 2015 (Voir photo ci-contre) est considéré comme une certitude début 2016.

En plusieurs endroits du tour extérieur de l’église, à hauteur de vitraux, une litre* est présente :

 

-- Mur côté Nord, entre clocher et chapelle (photo ci-contre).

-- Mur Ouest, côté impasse, aux abords du vitrail.

-- Façade Sud, près de l’impasse, à proximité de la porte murée mais aussi sur les chapelles, dont la seigneuriale côté Est.

 

* En fait, la présence de deux litres !

            (Badigeon & Bandeau noir)

 

Site conseillé : http://www.maine-et-loire.fr/fileadmin/user_upload/internet/actions/educ_cult_sport/culture/patrimoine/fiches_reflet/litres.pdf

 

           Photo de l’auteur du site,  prise en 2015

 

MISE A JOUR AU SUJET DE LA FACADE OUEST

            Suite à la question des visiteurs sur l’absence de portail sur le pignon Ouest de l’église : De nos jours, cette disposition parait effectivement inexplicable en l’absence de vis-à-vis. Mais quand était-il de ses abords dans son passé ?

            Tout d’abord, sur les plans cadastraux de 1811 et 1848, nous remarquerons la présence à proximité de bâtiments appelés La Seigneurie et entre ces bâtiments et l’église St Germain, une parcelle paraissant inoccupée en cette fin du 19e siècle. Exception toutefois de la présence d’un bâtiment (grange) paraissant dans l’emprise du cimetière paroissial.

 

Première approche, avec la dépendance des abords de l’église :

25 Avril 1791, jour de Pâques. DONATION D’UNE PORTION DE JARDIN

            …« Les procureurs de fabrique ont ‘’remontré’’ que Mr Louis François Le Vacher de la Chaise leur a proposé en ce courant de cette semaine, de donner une petite portion de jardin dépendant de son lieu, que fait valoir Jacques Hubert maréchal, pour (…) le cimetière pour le tour processionnal de l’église. Et ce à prendre de l’arêtier de la grange, suivant l’alignement de la dite grange côté du jardin, jusque sur le chemin de l’église à ‘’terminois’’. Laquelle portion contient soixante six pieds de longueur, sur six pieds de large*, aux conditions qu’il seroit construit un mur de séparation entre le dit jardin et cimetière susdit »… * longueur 21,43 mètres largeur 1,94 mètre

            Nota. A cette époque la famille Le Vacher de la Chaise résidait au Château de la Guérinière.

 

3 Aout 1803 (15 Thermidor l’An 11). Réf. Vue 81&82/650  Extrait  LOCATION  DE L’EGLISE

            « Le conseil ayant considéré que l’église de ce lieu a été acquise par feu le citoyen Louis François Le vacher La Chaise propriétaire en cette commune, laquelle église appartient aujourd’hui aux héritiers dudit défunt; que les conséquences de l’article premier de l’arrêté ci-dessus, le conseil a (désigné ?)  Ledit citoyen maire et Lemercier pour se transporter vers les héritiers dudit défunt Le Vacher La Chaise à cet effet de leur demander s’ils sont dans l’intention de vendre ou de louer leur église et sacristie. Sur cette proposition des citoyens Claude Mathurin, Louis Jean de Kergu et Dame Victoire Louise Olive du Boberil son épouse ont répondu qu’ils étaient dans l’intention de louer ladite église et sacristie à la commune pour neuf ans, à la charge seulement des réparations nécessaires tant de la couverture que des murs, pavés et vitraux. Ne demandant aucune autres charges que celles des dites réparations, de laquelle location, il en sera dressé … acte devant notaire aux frais de la commune ».

 

15 Mars 1812 Réf. Vue 103 et104/650  Extrait DONATION  DE  L’EGLISE   

            « Délibération sujette à la donation, communiqué de Monsieur Lemercier adjoint en l’absence du Maire : Promesse de donation de la part de Monsieur Louis Jean De Kergu ancien capitaine de Dragons et Dame Victoire Louise Olive Du Boberil son épouse demeurant en leur terre de Kergu commune de Mégrit département des Côtes du Nord, en date du vingt sept février mil huit cent douze signée de la dite donation. Les dits Sieurs et Dame De Kergu ; de l’église de la dite commune de St Germain d’Arcé (.../..) et qu’elle appartient au dit Sieur et Dame De Kergu comme héritiers de feu Monsieur De La Chaize leur oncle et beloncle ».

 

 

 

Le texte de base a été réalisé en décembre 2013

 & avec mise à jour continuelle depuis PAQUES 2015

SOURCES IMPRIMEES ET ELECTRONIQUES :

Archives départementales de la Sarthe A.D.72158 AC 1-4  

Patrimoine Région Pays de la Loire. Mme C.Toulier

Patrimoine religieux. Auteur M. A.Hamadache

Extraits de l’ouvrage de Julien Rémy Pesche. 1829

 

 

 

 

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