ASSASSINAT DU METAYER ET SON EPOUSE

EN 1788 A LA FERME DES JACOTINS

BRANCHE GENEALOGIQUE LEBOUC

 

Ce chapitre du Site s’attache à faire connaitre l’un des faits crapuleux qui marqua la région en cette période annonciatrice des brigandages et grands mouvements révolutionnaires. Le déroulement des faits en ces lieux a pu être connu par la lecture assidue quoique difficile des documents officiels, issus majoritairement des archives de justice du Marquisat de Querhoent - Montoire. Ces documents ont été relevés par nous, en la salle de lecture des Archives Départementales et en prenant connaissance des actes des archives anciennes du Loir et Cher, de la Sarthe et de L’Indre et Loire.

Les textes qui suivent s’attachent à faire la lumière sur les faits tragiques du décès de Jacques Bourdilleau et de Félicité Arcanger son épouse le 17 aout 1788, en leur ferme des Jacotins sur la paroisse des Pins, alors dans le bas-Vendômois.



Aujourd’hui les lieux sont situés commune d’Epeigné sur Dême département de l’Indre et Loire.

Après la fusion en 1822 de trois communes : ‘’ Epeigné, Les Pins et Rorthes ’’ qui étaient sous l’ancien régime dépendantes du baillage du Marquisat de Querhoent. Ce marquisat existait depuis 1742, érigé à Montoire-sur-le-Loir en faveur de Jean-Sébastien de Querhoent.

La ville de Montoire a porté le nom de Querhoent de 1743 jusqu’à la Révolution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Extrait du cadastre de 1834 au 1-10000e des A.D.41

 

Cette époque modifia grandement l’administration en général et la justice en particulier du fait du nouveau découpage. Notre recherche se porta donc en deux directions principales : les Archives Départementales du Loir et Cher à Blois : période de Justice du Baillage de Querhoent jusqu’à la Révolution et vers les Archives Départementales de l’Indre et Loire à Tours pour le nouveau régime.

Précisons que ces découvertes ne furent possibles que par la compétence du personnel des Archives de Blois et de Tours que nous avons apprécié pour les réponses à notre correspondance de questionnement. Et par les conseils avisés en salle de lecture pour les A.D. du Loir et Cher à Blois.

 


« La nuit dernière 17 aout 1788, a été commis un assassinat au lieu la métairie des Jacotins paroisse des Pins, sur la personne de Jacques Bourdilleau laboureur et Félicité Arcanger sa femme. L’un et l’autre décédés dudit assassinat… »

 

Ci-contre, la couverture des documents conservés aux A.D. 41 Réf. 34 BV 5

 

 

                                                                                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1°/ CI-APRES :  LE TEXTE DU MONITOIRE* AUX PRÔNES (prêches)

*Lettre d’avertissement pour obliger, sous des peines ecclésiastiques, tous ceux qui ont connaissance d’un crime ou d’un fait qu’on cherche à éclaircir à venir révéler ce qu’ils savent !

 

Par trois dimanches consécutifs : les quatorze, dix-neuf et vingt-huit du mois de septembre 1788 au prône des messes paroissiales de Villedieu, Chemillé et des Pins.

 

 « Le 17 du présent mois sur les neuf heures du soir, un grand nombre de malfaiteurs se seraient présenté à la porte de la métairie des Jacotins, située en la paroisse des Pins où était Antoine Vallois domestique de Jacques Bourdilleau… Lequel Valois qui sortait pour aller à la garde de ses bestiaux. S’étant jetés (sur lui) ils l’auraient renversé par terre à coups de bâtons portés au front et sur les bras, qui lui aurait fait plusieurs contusions, dont deux au front et plusieurs sur l’épaule droite ; Ledit Vallois s’étant relevé, aurait pris deux des malfaiteurs par le cou et les aurait renversés par terre. Mais ils l’auraient renversé de nouveau, et ensuite il se serait réfugié sous le lit où était couché la femme dudit Bourdilleau. D’où il ne serait sorti qu’après le départ desdits malfaiteurs, dont il n’aurait pu distinguer la couleur des vêtements, ni leur nombre. Que pendant que ledit Vallois était sous le lit, il aurait entendu les malfaiteurs frapper ledit Bourdilleau et sa femme, qui se plaignaient beaucoup.

Ledit Vallois étant sorti de sous le lit, il n’aurait plus entendu ledit Bourdilleau qui était dans l’axe de la chambre, se plaindre, lequel lui aurait fait croire qu’il était mort. Ledit Vallois serait allé avertir le nommé Augereau demeurant paroisse des pins, de ces assassinats. Et comme il souffrait beaucoup de ses contusions, il (se) serait mis au lit sur les six à sept heures du matin. On lui aurait dit que la femme Bourdilleau était expirée.

Que trois des malfaiteurs seraient entrés dans la chambre où étaient le Bourdilleau et sa femme ; Etant armés de bâtons, ils auraient frappé ledit Bourdillau qui voulait s’armer de son fusil pour sa défense. Que lesdits malfaiteurs auraient pris les chenets et la pelle du feu dont ils l’auraient frappé de nouveau ledit Bourdilleau. Que l’un deux aurait frappé la femme Bourdilleau à coup de bâton. Lesdits malfaiteurs auraient demandé à la femme Bourdilleau où était son argent. Qu’elle aurait présenté se qu’elle pouvait avoir dans ses poches. Qu’ils ne s’en seraient pas contentés. Qu’ayant continué de lui demander où était son argent, elle aurait voulu se lever de son lit, et étant tombée sur la couette de son lit, les malfaiteurs auraient tiré dans l’aire de la chambre. L’un d’eux lui aurait tiré un coup de pistolet dans la bouche.

 

Dans le moment, lesdits malfaiteurs seraient allés à une demi-armoire étant dans la même chambre ; Laquelle n’étant point fermée, ni le tiroir qui y est placé. Duquel tiroir, ils auraient tiré un sac, gros comme deux sabots, dont ils auraient entendu sonner l’argent qu’il renfermait. Les malfaiteurs auraient en outre pris dans ladite armoire un gobelet d’argent, et un autre gobelet et une tasse d’argent qui étaient sur la table. Sur l’un desquels (gobelets) sont empreints (gravés) ces mots : François Georget et sur l’autre Félicité Arcanger, femme de Joseph Augereau, et sur la tasse Jacques Bourdilleau…

        Les malfaiteurs auraient enlevé le dessus de la table tenant par des clous. Ils auraient aussi pris de l’argent qu’ils auraient monnayé (converti en métal) ; que quelques-uns auraient (porté ?) dans la chambre d’à côté où ils auraient forcé le vantail d’une armoire, et dès le premier moment des assassinats, l’un des malfaiteurs aurait mis sur la tête de la nommée (Jeanne) Rousselet domestique du dit Bourdilleau une culotte de toile, pour l’empêcher qu’elle les vit, et un autre lui aurait porté un coup de bâton à côté de la tête, dont elle n’a plaie (ni) eut contusion. Dans l’instant où elle prit un enfant du Bourdilleau et sa femme pour le sauver de leur fureur, ils l’avaient menacé de la tuer, si elle faisait un mouvement.

         Les malfaiteurs auraient emporté un bissac. L’un (des malfaiteurs) aurait fouillé dans le coffre placé dans la chambre d’habitation où ils avaient pris un vêtement quelconque. Et que les malfaiteurs étaient au nombre de dix, dont neuf étaient vêtus de sarraus (blouse) de coton bleu uni doublé de blanc et de noir, culottes pareilles au sarrau, ayant des guêtres de toile liées, dont le bout parait sous les culottes, les chapeaux rabattus. Sous des chapeaux, des mouchoirs qui tombaient jusqu’au menton. Le dixième desdits malfaiteurs était dans la cour vêtu en brun, le visage découvert, plus court de taille que les autres.

         Ledit Bourdilleau aurait expiré un quart d’heure après que les malfaiteurs seraient sortis, et que la femme dudit Bourdilleau aurait expiré sur les cinq heures du matin.

         Le Sieur Boulay chirurgien demeurant à Villedieu aurait accouché la femme Bourdilleau au moment de son décès pour administrer le sacrement de baptême à son enfant.

Depuis les assassinats, vols, on n’a plus vu dans la maison dudit Bourdilleau et de sa femme : Un fusil à deux coups qui était sur le fond du lit, deux pistolets de poche qui étaient dans la demi-armoire. Dans l’armoire à deux vantaux étant dans la chambre du côté de cette habitation, ils avaient une grande quantité de draps, de nappes, de serviettes, de torchons, de linge de corps et de tête, et qu’il ne se trouve actuellement que très peu de draps, de chemises, de serviettes, le reste se trouvant de manque. Il se trouve aussi de manque une pièce de toile tant commune que grosse, d’environ cinquante aulnes, des justes, des jupons, des tabliers, et des coiffes ou capes à l’usage de la femme Bourdilleau.

          Les malfaiteurs desdits vols seraient entrés dans la chambre d’habitation. Ils avaient arraché le moraillon (souvent porte cadenas) du couvercle d’un coffre, auraient décloué la plaque de fer où s’introduit le haut de la bascule servant à fermer le vantail de l’armoire à deux vantaux, étant dans la chambre.

          Les cadavres dudit Bourdilleau et sa femme et de leur enfant auraient été visités par des chirurgiens pour connaître les plaies et les contusions qui leurs ont occasionnés la mort.

 

          Qui connais les auteurs, fauteurs, complices et adhérents des violences, excès et assassinats commis sur ledit Bourdilleau et sa femme ; et sur les Vallois et ladite Rousselet ainsi que des effractions, vols, enlèvements, et fait ci-dessus mentionnés. Circonstances et dépendances ont appris le recel desdits effets, ont vus, sus, connus ouï-dire et aperçus quelque chose ou autrement en prenant ou disposant en quelque sorte et manière que ce soit. Nous userons contre eux des censures ecclésiastiques et selon la forme de droit, nous nous servirons de la peine d’excommunication. »

 

Ci-contre, l’extrait de la carte Michelin N°317 :

La Métairie Les Jacotins marquée d’un point Rouge. En 1822, les paroisses des Pins et Rorthe sont devenues commune d’Epeigné sur Dême en Indre et Loire, Villedieu le Château est demeurée dans le département du Loir et Cher.

 

- Pour la paroisse de Villedieu / en fin de texte : Je soussigné vicaire de la Paroisse de Villedieu certifie avoir publié le présent monitoire* par trois dimanches consécutifs : les quatorze, dix-neuf et vingt-huit du mois de septembre dernier au prône de nos messes paroissiales.

A Villedieu ce 5 octobre Mil sept cent quatre-vingt-huit.

- Pour la paroisse de Villedieu. Texte en fin de texte : Signé Vicaire Cointereau.

- Pour la paroisse de Chemillé Texte identique en marge de 1ère page : Signé le Curé Fouquère

- Pour la paroisse des Pins Texte identique en marge de 4e page : Signé le Curé René- Julien-Charles Leroy

 
(Fait suite quatre lignes écrites en latin !)

 

 

                                                                                                                                                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2°/ LES REVELATIONS.

 

Suivant une formulation identique : « Lequel ayant ouï la publication faite en cette église, du monitoire, le comparant nous a déclaré pour la décharge de sa conscience que… ».

 

Extrait Première révélation : Claude Céré le 23 septembre 1788 : « Confidences sur la relation avec les malfaiteurs de la Fille Rousselet par sa mère et aussi contre Antoine Vallois. »

Extrait Deuxième révélation :

Julien Bourdilleau le 25 septembre 1788, journalier, frère du décédé : « Que Julien Gasnot demeurant à Montaillé… plusieurs altercations et même menaces avec feu Jacques Bourdilleau et Félicité Arcanger ses successeurs dans la ferme. Qu’une nuit le nommé Bourgeois de la Croix paroisse des Pins accompagné dudit Gasnot son beau-frère introduit dans ses propres pâtures, les bœufs du défunt Bourdilleau, ils l’auraient menacé de nouveau. Que ledit Bourgeois menaçât de la hache, son fusil qu’il tenait alors sur le déposant qui ramenait les bœufs de son frère. Ledit Gasnot, il l’assurât qu’il ne pardonnerait jamais à son frère et qu’il chercherait tôt ou tard à se venger.

Que les défunts Bourdilleau redoutaient Gasnot, qu’ils craignaient qu’il ne fît un mauvais parti. Le déposant observe à cette occasion que Simon Boulay demeurant à Marçon pourrait être instruit de tous ces faits et nous a pareillement déclaré que Toussaint Durant marchand à Chemillé l’ayant engagé à boire vers la fin de juillet dernier, ce que le déposant refusa. Il lui dit alors que son frère des Jacotins devait être riche, qu’il avait épousé une vieille qui devait lui avoir donné beaucoup d’argent. Qu’en passant par le bourg de Chemillé, le vingt du présent, Toussaint Durand qui marchait quelques pas après lui l’approcha et lui demanda des nouvelles de sa santé qu’alors ledit déposant lui répondit devant témoins, comment avait-il l’affront de lui parler après avoir assassiné son frère. Cette réponse démontât et déconcerta ledit Durant qui retournât sur ses pas tout confus et sans répondre mot ; qu’à l’instant même Pierre Durant frère de Toussaint s’approchant du déposant, le priant de ne point tenir pareils propos et que depuis ce temps lesdits Durant n’ont point cherché à se justifier d’une pareille accusation. Le déposant observe qu’il a entendu dire que Toussaint Durant est accusé d’avoir fait plusieurs vols, entre autres une charretée de foin à Mr Bellet de Neuvy. Qu’il est accusé d’avoir fait plusieurs vols même de grand chemin. »

Extrait Troisième révélation :

Le 28, sont comparus Françoise Augereau veuve de Louis Vignault (orthographe incertaine), « ses filles et Pierre Guillon son gendre, déclarent que le soir de l’assassinat, Jeanne Rousselet domestique des défunts, s’était réfugiée chez eux avec l’enfant de feu Bourdilleau… qu’elle en connaissait deux (Louis) Chenet et (Denis) Dutertre. Qu’un d’entre eux était armé d’un pistolet et un autre d’un couteau de boucher. Que chenet était celui qui avait forcé l’armoire. Pierre Guillon comparant, a déclaré que le lendemain de l’assassinat étant allé avec d’autres personnes à la recherche des malfaiteurs, ils trouvèrent ledit (Louis) chenet, les apercevant, tout déconcerté et tremblant et chercha à prendre la fuite. Du sang aurait été sur ses habits.

Françoise Augereau déposa que dans le mois de juin ledit (Louis) Chenet étant allé chez elle, s’informa si elle n’était point une sœur du Augereau des Pins. Et qu’ayant examiné comment la maison était construite, désabusé de sa méprise, il s’en fut aux Jacotins où il dina. »

 

 

3°/ AU NOMBRE DES NOMBREUSES DEPOSITIONS qui furent établies auprès du Vicaire Cointereau de la paroisse de Villedieu, du 23 septembre au 1er octobre 1788 :

 

4/ Melle Marie Nail fille âgée de vingt cinq ans demeurant paroisse de Villedieu

5e / Pinaudier garçon Tisserant âgé de vingt deux ans demeurant au bourg de Villedieu

6e / Catherine Arcanger fille de vingt ans demeurant au lieu de Grosteau à Villedieu

7e / François Samuel Moreau fermier aux touches paroisse de Villedieu

8e / Alexandre Joseph Béard vingt-deux ans, garçon maréchal demeurant bourg de Villedieu.

9e / Claude Chiquet fermier à la Rondellerie en la paroisse de Villedieu.

10e / Etienne Rouelle tailleur de pierre demeurant au lieu de la Poulardière

11e / Bonaventure Hyacinthe Heller maitre tailleur d’habits au bourg

12e / Pierre Pilon fils vigneron demeurant au bourg de Villedieu

13e / Gervais Brault marchand tisserand au bourg de Villedieu

14e / Marie Jaune Vallet épouse de René Pilette maréchal au bourg de Villedieu

15e / Anne Venard âgée de vingt-deux ans Hameau de Grosteau en cette paroisse.

 

 

4°/ ASSIGNATIONS – INTERROGATOIRES

 

 JUSTICE. Autres dépositions majeures.

 Le 1er octobre : Est comparue Mademoiselle Marie Leroy demeurant chez sa mère au Bourg de Villedieu, déclare avoir, dans la nuit de l’assassinat vu Jeanne Rousselet domestique des défunts. Elle lui a dit affirmativement « que le nombre des assassins étaient de trente-deux (?), qu’ils étaient Bretons et qui devaient s’en retourner par Château du Loir et qu’enfin elle n’en connaissait aucun ».

 

Le 5 octobre : Comparu René Housseau Bordagé au lieu de la Merie Paroisse de Villedieu, déclarant que dans la nuit de l’assassinat Jeanne Rousselet domestique lui avait dit « que les assassins étaient au nombre de huit (?), qu’elle ne connaissait pas. Que lorsqu’il fût question d’ensevelir la femme Bourdilleau, ladite Rousselet avait tenu quelques propos en forme de plaisanteries indécentes, dont tous ceux qui furent présents furent scandalisés ».

 

21 octobre : Communiqué au Procureur.

Vu le procès-verbal portant plainte, et l’information faite à ma requête contre les auteurs des assassinats fournis sur les personnes de Jacques Bourdilleau et Félicité Arcanger sa femme,

L’ensemble de l’ordonnance me soit communiqué.

Je requière, ledit Antoine Valois domestique dudit Bourdilleau et sa femme, être assigné pour comparaitre…pour être ouï et interrogé sur les faits résultants et informations…

Signé Chartier Dollerie

 

30 octobre : « Sommes transportés sur les onze heures du matin avec François Minière et Joseph Barbin au lieu appelé Les Jacotins paroisse des Pins où demeure Jeanne Rousselet domestique accusée et dénommée audit décret à faire recherche et perquisition en sa personne, en vertu dudit décret l’arrêter et (la) constituer prisonnière. La prison en ladite ville de Querhoent (Montoire) était au dit-lieu ci-dessus désigné.

Entré en ladite maison et domicile de Jeanne Rousselet avec mes assistants, je lui ai dit et déclaré important à sa personne que je la ‘’préhaudois’’ au corps et que je la constitue prisonnière. Je lui ai, en vertu dudit décret ci-dessus daté, fait commandement par le Roi et la Justice…de me suivre tout présentement, et venir avec moi et mes assistants en la prison de ladite ville de Querhoent.

Etant arrivés en ville… sur les cinq heures du soir…. ai déclaré que je la constituais prisonnière du Roi et ensuite l’ai écroué sur le registre des écrous criminels des dites geôles….  Et je l’ai laissé à la charge et garde, des dites prisons et geôles à Querhoent, pour ensuite être interrogée. »

 

Le 30 octobre 1788.  

« Le Roy étant informé qu’une bande de brigands ont répandu dans la Province du Maine la consternation et l’effroi, par les excès et les crimes atroces qu’ils commettent dans cette Province et les environs, que les nommés Pierre Addé et Louise Gautier ‘’auraient’’ assassiné et volé par eux le 16 janvier 1788 (La greffe de la justice de Querhoent associe les deux homicides…) et que le 17 aout suivant, ils ont aussi assassiné et volés le nommé Bourdilleau et sa femme dans leur domicile situé dans la paroisse des Pins.

Le nommé Denis Dutertre et le nommé (Louis) Chenet ayant été arrêtés par la Maréchaussée, le premier aurait été conduit dans la prison du Mans, le second en celle de Tours comme prévenus d’être du nombre des auteurs ou complices des assassins et vols dont il s’agit de réunir devant les mêmes juges, les différents chefs d’accusation et de déterminer le siège.

La concomitance tant des assassinats et vols commis le 16 janvier et le 17 avril dernier, que tout autre délit et crime, que lesdits Dutertre et Chenet peuvent être prévenus

 Ledit Dutertre sera transféré sous bonne garde à la prison du Mans et ledit Chenet à celle de Tours. »

 

 

5°/ LA BRANCHE GENEALOGIQUE DITE LEBOUC est la référence de ce récit.

 

       Cette branche était inconnue des auteurs du site au début de la recherche en janvier 2019. Mais la localisation de lieux assez rapprochés des autres foyers déjà connus, laissait espérer que cette lignée portant le patronyme Bourdilleau (libellé avec finition en LLAU voire LLO), devait trouver jonction.

Mais l’établissement de cette représentation ci-dessous fut longue, pour cause : Cinq porteurs du patronyme Bourdilleau et du même prénom de ‘’Julien’’ se succédèrent.

                         Avec changement de domicile à chaque génération (voire de lieu de baptême)

                         Puis la révélation de trois mariages pour Julien (1) Bourdilleau.

                         Sur des actes issus de trois départements 37 – 41 – 72

 

 

Le patronyme Lebouc choisi comme appellation est celui de l’épouse de René Bourdilleau, déjà porté sur le site Internet, à la représentation du XVIIe siècle en 2009 et à la page 52 de l’ouvrage 500 ans d’HistoireS édité en 2017. Cette branche est solidaire de la Branche maitresse : René Bourdilleau avait pour parents Pierre Bourdilleau & Urbaine Caillaud.

 


 

La recherche proprement dite et la représentation de cette branche sont la propriété des auteurs de ce site.

 

                                                                                                                                                                     Branche généalogique propriété des auteurs du site

                                                                                                                                                                        Texte achevé en Janvier 2020

Avec le concours de

Madame Jeannine Courcier et Monsieur Francis Girard

Remerciements aux Archives Départementales 37-41-72

 

 

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