
L’HERITAGE D’AMERIQUE !
Comme il ne serait pas de bonne veillée
sans conte ou histoire fabuleuse, ce site a son histoire. Une histoire vraie !...
pour sa première partie tout au moins, puisqu’elle nous fut racontée sans
intermédiaire par ceux qui furent les intéressés.
Dans les années mil neuf cent soixante dix, au hameau de
L’Aitre Chotard sur la commune de Chenu, dans le cadre de nos recherches généalogiques débutantes, nous eûmes à
rencontrer deux « cousins ». Il s’agissait du père et du fils, que nous appellerons Auguste et Raoul
habitant ensemble dans une maison ancienne. Ces personnes vivaient dans un mode simple qui était
sans doute celui qu’ils avaient toujours connu et dont ils ne paraissaient pas se
plaindre.

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Les limites des comunes sont marquées en pointillé.
La comune de Chenu se situe au Sud-Ouest de la carte
(Quart inférieur droit)
Le territoire de la commune de St Germain d'Arcé se situe à l'Ouest
(Partie gauche de la carte)
Les lieux cerclés de rouge sont :
Le hameau de l'Aitre-chotard au centre
Le bourg de Chenu en bas de carte
Au nord-ouest (pour mémoire) autres lieux non cerclés, :
La ferme de la Guerrière et le domaine de Chambon,
avec hors carte la ferme des Bourdillaux
Au nord-est, pour repère le bourg de La Bruère sur Loir
Cette représentation a été effectuée sur la base
de la carte I.G.N au 50000e Ref. 1721, de 1978.
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RENCONTRE A CHENU -o- ANNEES SOIXANTE DIX
La discussion fut agréable et sans ambage avec le père âgé de 90 ans environ et son fils âgé probablement de 65 à 70 ans.
Comme le but de notre visite était
de faire connaissance et de compléter la branche 4/1 de notre arbre
généalogique, nous pûmes échanger en toute liberté sur les connaissances de chacun.
Nos
accueillants nous indiquèrent tout d’abord qu’ils étaient agréablement surpris
de nous connaître, car ils ne pensaient pas qu’il pouvait y avoir encore
« des Bourdilleau » après tant d’années!… et vînrent rapidement vers leur sujet majeur :
« Qu’il était bien dommage
que nous ne nous soyons pas manifestés plus tôt !… Car ayant
eu voilà quelque temps la visite de personnes recherchant de la
famille ! »
Il
s’agissait de personnes chargées de retrouver les descendants de la
famille Bourdilleau, car une succession en Amérique avait été ouverte dont les descendants
étaient originaires de cette région !
Face
à notre
surprise non feinte et notre interrogation qui suivi, ils ne pouvaient
que poursuivre leurs dires. Et bientôt faire connaitre leur profond
regret car ces personnes étaient bien venues pour eux ! Et que
cette succession aurait été la bienvenue dans la situation qui est la
leur.
Mais cet héritage hélas ne leur était pas destiné, car après
toutes les paroles échangées, une raison inattendue était
devenue bien présente et la source de tous les regrets.
Car ces
envoyés précisaient en des mots devenus simples : que sur les documents de la succession présentés ...
le libellé du patronyme était différent de celui de leurs aïeuls !
VAAS -o- JANVIER 1973
Extrait d'une lettre de Madame Bauquerey, une octogénaire habitante du hameau des Halles commune de Vaas :
«
Moi aussi j'ai fait ma petite enquète, nous sommes tous issus des
Bourdilleau. J'ai pris les renseignements auprès d'une vieille cousine
qui m'a renseigné, elle a 85 ans. Elle m'a dit que nous étions parents
du côté Bourdilleau parce que son grand père, un nommé Souchu avait
épousé une Demoiselle Bourdilleau. .../... tous partaient de la
Chapelle aux Choux, donc nous sommes petits cousins, très éloignés
naturellement mais enfin nous avons une souche très ancienne, beaucoup
ne peuvent en dire autant. Je garde cette lettre je vous la ferai lire
quand vous viendrez » .
PS Cette lettre du 22 janvier 1973, est conservée en nos archives
Madame
Marguerite Bauquerey, que nous avons connu au tout début de nos
déplacements, afin de prendre note des éléments venant de nos "anciens" et ainsi
batir notre connaissance sur l'existance du patronyme encore bien présent.
Cette rencontre était évidente, le personnage de Marguerite était connu par nombre
d'habitants de Saint Germain jusqu'à Vaas, comme de "naissance
Bourdilleau"...
Mais ce patronyme Bourdilleau, n'était en réalité que
celui de sa maman épouse de Louis Manceau (née Héloïse Bourdilleau).
Avec
elle, nous avons rapidement découvert le vécu de son grand-père Jean
Bourdilleau
époux de Victoire Dorisse, et avons apprécié l'homme, le commerçant
dynamique, l'auteur de l'assemblée des Halles. Mais aussi cet amateur
du passé local qui sut rappeler le souvenir du drame de Port Denet de
1726 !
Et après cinq générations passées, il fit ériger à sa charge une croix près du lieu, le 28 avril 1881!
Rappel les 2 chapitres : Jean cafetier halles et Drame port denet.
MARS 2021 -o- PRES DE 50 ANS PLUS TARD
Madame Jeannine Courcier notre dévouée consultante, nous apporte ses
connaissances sur cette rencontre qui manquait manifestement de détails
majeurs pour la compréhension.
«
J'ai bien aimé que vous me parliez de cela, cela m'a replongé dans mes
années à l'étude, avec des rencontres de généalogistes
professionnels et leurs histoires.
Pour ce qui est de vos "cousins", les
explications fournies par le Père et le fils manquent grandement.
Ces
personnes qui se sont déplacées pour les visiter, s'étaient-ils
déplacés depuis l'Amérique du nord, du sud, voire du Canada, ou
étaient-ce des généalogistes de France missionnés...
Car en venant de loin... avec "frais et salaires", nous pouvons qu'imaginer
bien entendu que cette succession ne pouvait qu'être importante.
De nombreuses
questions étaient à poser en pareil cas, mais ces retraités seuls et âgés (dans les
années soixante dix), étaient probablement bien incapables de les poser...
pour un héritage où le fils ne pouvait prétendre (puisque son père était vivant).
Ces généalogistes s'ils
étaient étrangers, savaient-ils bien parler notre langue ou
étaient-ils accompagnés d'un interprètre. Rappelons qu'en France
lorsque vous acceptez un héritage vous acceptez tout : L'actif comme le
passif. D'où l'intérêt de faire des comptes, si l'on pense que
l'actif est moyen comme par exemple un seul bien immobilier.
Précisons aussi que l'on peut
être héritier d'une personne étrangère à la famille, si la personne
décédée a fait un testament en votre faveur.
Enfin est-ce qu'un papier a été
signé pour preuve que le père renonçait à l'héritage ?... Vous n'avez
peut-être pas voulu être indiscrets.
De façon générale, quiconque vivant une
histoire semblable doit répondre qu'il a un notaire et surtout ne rien
signer. Mais sans oublier de prendre note du nom et adresse des personnes
en charge de l'affaire !
Demandez aussi (en espérant une
réponse) combien y a-t-il d'héritiers dans l'affaire... avec parents
peut-être inconnus ou pas !».
Remerciements à Mme Jeannine Courcier
Chapitre Chenu Sarthe créé Années 70
Complément apporté en Mars 2021
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