Sur le coteau
du loir
Paroisse de St Germain
d’Arcé
Gravure de
Jean Bourdillau
Le bilan actuel
est conséquent, puisqu’à la date de rédaction de ces pages,
il permet de
connaître les grandes lignes de cette histoire,
depuis …1629 !
A nos
débuts, les premières lignes écrites concernant ce lieu, nous furent
communiquées par Georges René BOURDILLEAU (1891-1978) père de Pierre et Philippe de la branche
14. Par la lettre jointe datant de 1973, notre «cousin» nous
donnait la première indication.
Extrait de cette lettre ci-contre : Nota : Cette lettre est conservée en son entier parmis nos documents archivés (Branche N° 14). |
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Notre premier déplacement à
Saint Germain d’Arcé, nous permis de découvrir une campagne vallonnée et
verdoyante, mais néanmoins assez différente de notre vallée de l’Eure. Notre
recherche du lieu-dit fût d’abord très axée sur le bourg et la proximité du
bourg, par méconnaissance !
Mais en nous éloignant du bourg, nous découvrimes ses nombreuses maisons isolées souvent anciennes voire très anciennes; et enfin trouvions « la nôtre ». Nous rencontrions par la même occasion notre premier panneau indicateur, au patronyme libellé ''à l'ancienne'' ! Ci-contre à droite: Photographie coll.des
auteurs. Années70
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Par son
ancien métier Clerc de notaire, Mme LUBINEAU écrivait dans cette première lettre, puis dans une
autre le passé de la ferme et ses dernières mutations. Pour un passé récent
pour elle (en 1971), elle avait rendu visite à son dernier propriétaire et
avait fait le tour de cette maison pour laquelle elle avait beaucoup d’attachement. Ci-contre à droite : Image Années 60 de Jean et Bernadette
Samson.
En ces lieux Alexandre et Célestine
avaient élevé leur fille Célestine née en 1890 mais aussi leur neveu Camille BOURDILLEAU après le
décès de sa mère Louise Marie Joséphine en 1900... Camille avait alors 2
ans !
Dans ces
années soixante dix puis quatre vingt, nous rencontrions Madame GAUDIN, sa fille Marie et son gendre, à
la ferme voisine du Verger. Puis ce fut Bernadette fille ainée de Mme
Gaudin et Jean SAMSON époux de Bernadette, ils étaient les
propriétaires de cette ancienne métairie "Les Bourdillaux''. Ils étaient toujours très intéressés par
les résultats de nos recherches sur l’histoire de leur maison.
Le travail de restauration et l’aménagement effectué par Jean SAMSON dans cette maison fut important « de la cave au grenier ». Et sa parfaite connaissance des lieux fut d'un atout capital.
Nous sommes très reconnaissants à Bernadette et Jean pour leur gentillesse et leurs encouragements.
Comme déjà traité dans les premières pages de ce site, ce sont les archives paroissiales qui nous apportèrent les premiers éléments. Les Archives Départementales ouvrant largement leur porte, permirent aux modestes chercheurs que nous sommes, toutes les facilités pour remonter le temps.
Pour la
Sarthe mais aussi dans l’Indre et Loir, le Loir et Cher et l'Eure et Loir, nous connûmes
l’engouement de la recherche généalogique des années 90 à l’époque des
anciennes archives départementales avec un nombre très important de
consultants. Avec les actuelles et modernes archives sarthoises dans le quartier de
Pontlieue, les moyens informatiques permirent entre-autre l’accès aux
différents plans et matrices. Ainsi pour le domaine des plans, ci-après présentés les documents sur le lieu-dit .
Extraits du cadastre des Archives Départementales de la Sarthe
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Ci dessous à gauche l'agrandissement de la ferme
en 1846. Nos Ref. plan-maison-1846-21
Ci-dessous à
droite le plan
de 1969. Nos Ref. plan-1969-21
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Des investigations tout azimut
ont permis de remonter le temps, en entrant plus avant dans le 17ème
siècle.
Ainsi grâce à la lecture d’actes d’Etat Civil, du XVIIe, retrouvons les habitants de la métairie des Bourdillaux en 1629 !
XVIIème SIECLE
ACTE DE
NAISSANCE A.D 72 acte B 1610-1638- 70/96 ou 66/306 art 752
« Le
mardy dix huit ème jour d’octobre mil six cent vingt et neuf (1629)
est nay au lieu les Bourdillaux Anthoyne
Lespingleux fils de Jean Lespingleux et jacquine x sa femme Et le vendredy
suivant a etté par moy curé soussigné baptisé. Parrain Anthoyne Bourgoin
marainne x Bourgoin. Tous de cette paroisse. » |
ACTE
DE NAISSANCE A.D 72 acte B 1609-1692- 110/306 art 1200
« Le vendredi 14e jour
de janvier 1643, est né Aux
Bourdillaux en
cette paroisse et baptizé par moi Curé soussigné : Jean PEAN fils de Jean PEAN et de Michèle X
son épouse, parrain Urbain X, marraine Jeanne
GAUDIN femme de Pierre PEAN » |
ACTE DE DECES A.D 72 acte BMS 1668-1699 Vue 10/192
« Le jeudi 10e jour de janvier 1669, j’ai inhumé dans le petit
cimetière de St Germain d’Arcé, Mathurine LEBRAUX épouse de défunt Anthoine BOURGOIN
âgée de 82 ans décédée ce jour d’hier Aux
Bourdillaux au lieu dit
paroisse » |
ACTE DE DECES A.D 72 acte BMS 1668- 1699 Vue 216/224
« Le
27e jour d’avril 1689,
est décédé Urbain BOURGOIN en sa maison sise Aux Bourdillaux et inhumé
dans l’église » |
XVIIIème SIECLE
ACTE DE DECES A.D 72 BMS 1Mi 957 R2 1732 vue 14/57
« Le
vingt trois avril mil sept cens trente deux (1732), a été inhume dans le cimetière de ce lieu, par nous
vicaire soussigné, le corps de Jeanne Barbet âgée d’environ trente huit ans, femme d’Urbain Bénard et décédée Aux Bourdilleaux en cette paroisse. » P.Coubard prêtre. |
TABLEAU DES MUTATIONS
Compilation des auteurs
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Dictionnaire Etymologique par A.Dauzat :
«Habitant de la borde »,
Ferme, métairie, maison rurale isolée. BORDE, ainsi que
dérivés.
Dictionnaire topographique de la Sarthe :
Habitants de St Germain : Les Farauds.
Généanet.com :
« Les noms de lieux avaient au départ des appellations signifiantes, pour les premiers habitants : Evocation…d’une personne à laquelle le lieu est dédié. Ces significations sont aujourd’hui oubliées »
« Parmi les porteurs de ces noms, il en est beaucoup qui ne possédaient plus les domaines correspondants. Pourtant il n’est pas rare de retrouver certains porteurs de nom de lieux non loin de l’endroit en question »
Les.bourdillaux.free.fr
«Le nom de BOURDILLEAU toutes
terminaisons confondues est présent dans les registres Sarthois anciens aux
dates les plus extrêmes ». Côté généalogie, même si ces dates extrêmes
sont atteintes, nous avons l’espoir de découvertes nouvelles, comme
ce fut le cas dans l’hiver 2008-2009.
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