UNE MALLE
DE VOYAGE |
Comme l'ensemble du matériel contenu dans la maison,
les malles firent un court déplacement dans le village pour rejoindre
un autre lieu. Ce fut alors seulement, en ce nouveau lieu, que la restauration de l'une des malles fut décidée. De mêmes
dimensions, le choix se porta sur l'une d'elle, peut-être seulement
pour son aspect général plus favorable et paraissant nécessiter moins
d'ouvrage.
Néanmoins, pour cette première malle choisie
pour aspect général, il fut décidé de procéder à une restauration
complète ‘'extérieur et intérieur’' dans les règles de l’art. Le
travail fut fait et la malle remplit son rôle de rangement à
l'intérieur de notre maison.
Quinze années s’écoulèrent... avant que nous ne pensions de nouveau de ''l’autre'' malle.
Ce fut à l’occasion d’une simple manutention de cette seconde malle pour passer d'une remise où elle était, jusqu'à à un grenier non loin de là.
Mais nous eûmes pour ce faire à emprunter un escalier étroit, faiblement éclairé et à forte inclinaison. Mais à deux hommes le travail était surmontable, le plus jeune homme (Brice) pour tirer et un plus âgé (Jean Paul) pour pousser !
Arrêtés à mi-côte, sans doute le temps de souffler (pour le plus ancien), notre regard s’attardait sur une petite plaque clouée au plus bombé de la malle. Le temps de passer la main pour enlever la poussière, il nous semblait lire d’une façon incertaine : JEANBOUR.
Mais la plaque était clouée à l’envers à notre sens de lecture, et une deuxième ligne... aussi énigmatique était présente mais avec l'impossibilité de lire les mots qui devaient y être présents.
Cette malle nous paru soudainement moins lourde et nous arrivâmes
plus rapidement sur le palier pour continuer la lecture. En ce lieu, nous pûmes détailler
cette plaque maintenue par six clous... Après un brossage, apparaissaient les
inscriptions : sur deux lignes, il était gravé avec en grosses lettres à frapper :
le prénom de: JEAN (attaché) à : BOUR, et à la seconde ligne : DILLEAU.
et à sa droite sur ce second cliché, l'énigmatique plaque.
l'enquète allait pouvoir débuter !
La malle fut restaurée avec plus de difficulté que la précédente du fait de son moins bon état.
La plaque en métal léger mesurait 81 mm sur 33 mm. Elle fut déposée puis frottée avec
précaution ,
A l'aide de l'arbre généalogique (Branche 4/1) nous recherchâmes le porteur du prénom de « Jean » le plus proche
dans cette branche, et nous conclûmes (trop rapidement) qu’il devait s’agir de Jean
Bourdilleau 1781–1860
époux Françoise Delacours. Il était en effet assez aisé de penser que ce fut son
petit-fils Jacques, qui venant de sa Sarthe natale au lendemain de la
guerre de 1870 avait dû utiliser cette malle pour son voyage jusqu’à
Chartres...
et dont nous en sommes la descendance.
La restauration achevée, la plaque put être reposée dans le sens d’ouverture du couvercle.
Et bientôt accompagnée d’une seconde plaque avec la signalétique de l’ancêtre (alors) en question !
Erreur !
Car d'après le style de cette malle : plutôt XIXe… nous pensions connaître tous nos Jean !
Mais nous n’avions pas pensé au double prénom. Pourtant, nous connaissions autour de nous, parents ou proches dont les prénoms usités n’étaient pas ceux de l’état civil.
Ce
fut en 2007, lors de la consultation de la succession de Louis Bourdilleau & Louise
Cholet qu'à la
lecture de l’intégral du notaire, nous nous
apperçûmes que nous nous trouvions dans un cas de double prénom. Plus
courant dans d'autres branches de la même époque, comme la branche N°14
dite de La Chartre.
En effet, notre ancêtre n’était connu que par l’état civil sous le prénom de Jacques, mais dans la vie de tous les jours, Jean était le prénom familier couramment utililisé.
(voir l’extrait du journal familial N°5 / 2ème succession)
Jacques Jean Bourdiliau était né à La Chapelle aux Choux dans la Sarthe, le 26 décembre 1843, de Louis Bourdilleau et Louise Julienne Cholet. Il s’était marié à Nogent le Phaye
en Eure et Loir le 29 mai 1876 avec M.L Valère Lorpin le 29 mai 1876 à
l’âge de 33 ans. Il était décédé
à Jouy en Eure et Loir le 27 mai 1908 !
Page précédente Plan du site Page suivante